Ephémère jachère

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La ville se dessine à coup de traits secs et bitumés. Elle a longtemps grignoté sans vergogne le moindre petit morceau de terre. Mais, peut-être parce qu’on a enfin compris que pour respirer on a aussi besoin de verdure et que le bêton est formidable de fonctionnalité mais terriblement déprimant,  on réintroduit et on préserve de plus en plus les espaces que l’on qualifie joliment de verts (par opposition aux espaces «  gris » ?). J’ai remarqué ainsi de minuscules jachères qu’on a savamment laissé fleurir, en bordure de trottoir. Imitant les grandes jachères fleuries que l’on voit parfois à côté des parcelles cultivées, de petites fleurs sauvages sont venues déranger pour un temps un talus habituellement habillé de simple gazon vert. Je passe devant tous les jours et ces petites touches de couleurs bleues, jaunes, oranges, dans leur désordre  si naturel me font l’effet de  véritables bulles d’oxygène. 

Aquarelle – Ephémère jachère- 06.2014 – 41x31cm- Montval-grain fin-300g/m2.

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