Aquar’ailes

20170528_181734 – Aquarelle – Lumineuse Baie de la Somme 3 – 05.2017

La Baie de la Somme est également un lieu particulièrement prisé par les passionnés d’ornithologie, pour sa réserve d’oiseaux. Pour ma part, elle m’a offert une très bonne occasion d’observer leurs mouvements et leur vol gracieux. Les approcher un peu, prendre le temps de les regarder, de les écouter, a été une autre façon de sentir le contact avec cette nature encore sauvage – un contact très fort dont nous avons plus que jamais besoin…

Photo de la Baie de la Somme 05.2017

... et de plumes en plumes, voici une petite suite de mon carnet de croquis et de voyage au coeur des saisons …

P5280042 Aquarelle Carnet Printemps 05.2017

P5280040 Aquarelle Carnet Printemps 05.2017

P5280041 Aquarelle Carnet Printemps 05.2017

Petite précision : Je peins la très grande majorité de mes aquarelles à partir de photos que je prends ( je mitraille beaucoup…).  Dans mes articles, vous trouverez donc surtout mes aquarelles, que j’aime toutefois enrichir, à l’occasion, de quelques unes de mes photos des lieux ou des sujets qui m’ont servis de base. La lecture d’un commentaire m’a laissé entrevoir qu’il pouvait y avoir une confusion entre les 2. Si vous avez le moindre doute,  j’indique toujours sur la légende de la photo s’il s’agit d’une aquarelle.

 

Ecume d’un jour

OLYMPUS DIGITAL CAMERAMoi, j’aime bien marcher …

– en solitaire ou aussi bras dessus, bras dessous – dans les rues au petit matin quand elles s’éveillent doucement – le long d’un sentier de douaniers chargé des parfums de la mer –  sous la pluie en pensant au bon feu de cheminée qui m’attend – dans la tiédeur d’un soir d’été qui n’en finit pas – sous la cime des grands arbres qui touchent le ciel – sur les hauteurs d’une colline pour embrasser tout l’horizon – dans la terre, quand elle est bien détrempée – dans les feuilles mortes, quand elles craquent – sur  la mousse, quand elle est épaisse et moelleuse – dans les rangées  de fraises quand vient l’heure de les ramasser – dans la neige, quand elle est fraîchement tombée – dans le sable fin quand il passe du chaud au frais – dans les vagues quand elles viennent mourir sur la plage …

et vous ? 

Aquarelle – Ecume d’un jour – 08/2013 – 31×41 cm – Canson Montval – grain fin – 300g/m2

 

 

 

 

Rondeurs caillouteuses

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUne version en Aquarelle  (2011).

La mer n’a pas son pareil pour sculpter la roche qu’elle arrache au littoral. Elle la soulève et la brise avec fracas en de multiples morceaux qu’elle dépose au pied des hautes falaises. Puis, dans un roulement sourd de tambour, elle remue inlassablement ces éclats de pierre jusqu’à les polir de la façon la plus parfaite qui soit. Et pendant que des vacanciers se disputent la moindre petite parcelle de sable fin sur des plages bondées, des galets roulent et s’entrechoquent  inexorablement sur d’autres plages délaissées. Des galets ronds qui viennent remplir bien souvent mes poches, parce qu’il y en a toujours un, puis un autre, et un autre encore,  que je trouve particulièrement réussi et beau. Mais dieu merci mes jambes alourdies sous le poids non négligeable de ce trésor ont tôt fait de me ramener à la raison. Car c’est la plage toute entière qu’il me faudrait emporter avec moi tant sa beauté réside précisément dans l’accumulation et la juxtaposition colorée de ces milliers de galets à la fois si semblables et si différents.  

Galets acrylique 2011Autre version, cette fois, en acrylique , une fois n’est pas coutume, histoire aussi pour une fois de m’essayer à une autre technique, sur le même sujet. Cela dit, l’expérience m’a confortée dans ma préférence indéfectible pour l’aquarelle.

 

Entre mer et filles

Une étroite digue relie la petite plage de Saint Enogat  à Dinard, la Mondaine. Elle zigzague sans fin  entre la mer et les rochers escarpés, fouettée par les vagues rebelles qui viennent s’y fracasser bruyamment.  On s’y croise, on s’y frôle  parfois, en riant,  tant le sol est détrempé  et glissant par endroit…

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              Aquarelle  – 04/2013 – 39 x 29 cm – Moulin du Coq – grain fin – 325g/ m2   (Cliquer sur la photo pour l’agrandir…)

… Lorsque par bonheur je peux m’y rendre, il n’est pas rare qu’une main invisible me plaque le dos contre la paroi rocheuse . Et faisant face  à l’immensité  tourmentée  de la mer , je vois alors revenir vers moi  , d’abord timidement puis de plus en plus fort , des fragments d’instants passés , où , petits , nous nous ébattions en ce lieu, plus vivants et libres que jamais. Je nous revois, gamins joyeux et insouciants , crapahutant inépuisablement sur les rochers , défiant , invincibles , les vagues  du haut de nos jeunes années , au mépris des sages recommandations de ma mère . Mais le vent du large a tôt fait  de brouiller ces images d’un temps révolu  et , tandis que je reprends  mon chemin, non sans regret, il emporte avec lui  et disperse au loin  les cris des mouettes et mes souvenirs.