Echappée

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Aquarelle – échappée – 06-2014 – 50x40cm- Arches, grain fin, 300g/ m2

Sa proximité (pas besoin de voiture), son calme (hormis le bavardage gai des oiseaux ou le bruissement sourd des insectes) et son incroyable foisonnement sans cesse changeant font de la forêt qui jouxte ma maison un lieu où très régulièrement j’aime aller me ressourcer. Elle m’offre des camaïeux de verts au printemps et en été qui titillent mes pinceaux soumis ainsi à rude épreuve. Et puis, il y a la frontière entre son monde et celui où prairie ou champs prennent le relais, où d’une enjambée, on passe de l’obscur au clair, on quitte la fraîcheur de l’ombre pour  la lumière éblouissante…le soir,  il  nous arrive d’apercevoir des chevreuils ou un cerf et une biche, qui enhardis par la baisse du jour, n’hésitent pas à franchir cette frontière sans se soucier des quelques vestiges d’anciens barbelés.

 

Ecume d’un jour

OLYMPUS DIGITAL CAMERAMoi, j’aime bien marcher …

– en solitaire ou aussi bras dessus, bras dessous – dans les rues au petit matin quand elles s’éveillent doucement – le long d’un sentier de douaniers chargé des parfums de la mer –  sous la pluie en pensant au bon feu de cheminée qui m’attend – dans la tiédeur d’un soir d’été qui n’en finit pas – sous la cime des grands arbres qui touchent le ciel – sur les hauteurs d’une colline pour embrasser tout l’horizon – dans la terre, quand elle est bien détrempée – dans les feuilles mortes, quand elles craquent – sur  la mousse, quand elle est épaisse et moelleuse – dans les rangées  de fraises quand vient l’heure de les ramasser – dans la neige, quand elle est fraîchement tombée – dans le sable fin quand il passe du chaud au frais – dans les vagues quand elles viennent mourir sur la plage …

et vous ? 

Aquarelle – Ecume d’un jour – 08/2013 – 31×41 cm – Canson Montval – grain fin – 300g/m2

 

 

 

 

Rondeurs caillouteuses

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUne version en Aquarelle  (2011).

La mer n’a pas son pareil pour sculpter la roche qu’elle arrache au littoral. Elle la soulève et la brise avec fracas en de multiples morceaux qu’elle dépose au pied des hautes falaises. Puis, dans un roulement sourd de tambour, elle remue inlassablement ces éclats de pierre jusqu’à les polir de la façon la plus parfaite qui soit. Et pendant que des vacanciers se disputent la moindre petite parcelle de sable fin sur des plages bondées, des galets roulent et s’entrechoquent  inexorablement sur d’autres plages délaissées. Des galets ronds qui viennent remplir bien souvent mes poches, parce qu’il y en a toujours un, puis un autre, et un autre encore,  que je trouve particulièrement réussi et beau. Mais dieu merci mes jambes alourdies sous le poids non négligeable de ce trésor ont tôt fait de me ramener à la raison. Car c’est la plage toute entière qu’il me faudrait emporter avec moi tant sa beauté réside précisément dans l’accumulation et la juxtaposition colorée de ces milliers de galets à la fois si semblables et si différents.  

Galets acrylique 2011Autre version, cette fois, en acrylique , une fois n’est pas coutume, histoire aussi pour une fois de m’essayer à une autre technique, sur le même sujet. Cela dit, l’expérience m’a confortée dans ma préférence indéfectible pour l’aquarelle.