Et la lumière fut

171608 Aquarelle Irradiance 39×48 cm Canson Montval

Certains matins, la lumière se fait joueuse, ensorceleuse lorsqu’elle se faufile entre les branches des arbres. Cette magie là est aussi éblouissante qu’elle est éphémère, elle s’éteint comme un feu de paille. Ce qui me fait parfois trouver les jours sans elle, plats et mornes, fades et tristes.

152147 Aquarelle Pluie de lumière 30X38cm Canson Montval

… alors elle excite mon imagination et mes pinceaux. Un reportage récent sur Titan, le plus grand satellite  de la planète  Saturne ( il y était question notamment de projections futuristes,  les scientifiques n’excluant pas l’idée que Titan puisse devenir un jour habitable … par l’homme ) m’a laissée un peu mal à l’aise, comme si on avait balayé d’un seul coup notre belle planète  au profit d’une autre plus séduisante du point de vue technologique… Tant pis, même si j’adore contempler les étoiles, je reste accrochée à notre bonne vieille terre et ses merveilles incomparables.

0437 Photo Rai de lumière I.N.M

 

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Embruns d’été

120821 Aquarelle Ploubazlanec 1-30x38cm Canson Montval

Entre Paimpol et, au delà, l’île de Bréhat, petits morceaux de cette côte bretonne chère à mon coeur, si jolie avec sa dentelle de rochers escarpés et colorés…

P9030004 photo I.N.M du côté de Paimpol

 

Entre jeux de lumière

175918 – Aquarelle Ploubazlanec 2- 29x39cm Canson Montval

et jeux de couleurs, mes pinceaux jubilent !

P8310031 Photo I.N.M du côté de Paimpol

 

A gauche Aquarelle – A droite Acrylique

l’occasion également de remettre à l’honneur mes galets peints il y a quelques années : exercice que je vous recommande : le même sujet traité avec 2 médiums différents. La différence n’est pas visible car j’ai traité l’acrylique comme l’aquarelle ( en utilisant des  » jus » ) mais je me souviens que j’avais été moins à l’aise avec l’acrylique car elle séchait vite et pas de fusion des pigments comme avec l’aquarelle.

Lumineuse Baie de Somme

P5170007 Aquarelle Lumineuse baie de la Somme 1- 05.2017- 30x38cm – Canson Montval

La belle sait se faire désirer. Ce n’est qu’à notre 2ème rencontre que la Baie de la Somme m’a laissé entrevoir un échantillon de ses lumières si particulières. Depuis longtemps, on m’en avait loué la beauté. Depuis longtemps, je rêvais de partir l’explorer. Mon vœu s’est enfin réalisé. Le joli mois de mai, avec son soleil à peine dévoilé m’a permis de marcher sur ses longues étendues sableuses que la mer déserte à marée basse. Des filets d’eau zigzaguent de part et d’autre, creusant des sillons de sable où s’ accrochent des éclats de lumières qui donnent à ce lieu son atmosphère si unique. Là encore, mes pinceaux ont adoré s’y frotter.

P5170005 – Aquarelle Lumineuse baie de la Somme 2 – 05.2017

P5060040 Baie de la Somme – 05.2017

 

Quand on s’ enfonce dans la Baie, on laisse derrière soi les bruits de la côte pour ne plus entendre que le silence, un silence rempli du cri des oiseaux, du souffle du vent qui apporte parfois avec lui quelques effluves de la mer.

P5060070 Baie de la Somme 05.2017

RENCONTRE d’une peintre amoureuse de ce lieu :                                                                                                                  La Baie offre des palettes de nuances qui varient à l’infini. S’il est une artiste peintre qui en a saisi toute la beauté, c’est bien Pippa DARBYSHIRE dont j’ai fait la connaissance. Elle est anglaise et s’est installée à Noyelles sur mer où elle a ouvert un café-galerie d’art, pour présenter notamment ses toiles. C’est un lieu totalement atypique, où se côtoient avec beaucoup de charme, des objets disparates, des livres, des revues, dans une ambiance cosy et feutrée ( il y avait même un pianiste qui jouait et chantait – admirablement-  le jour de notre visite ). Elle m’y a accueillie avec beaucoup de gentillesse et de charme. Nous avons échangé sur nos pratiques respectives et elle m’a enchantée par ses descriptions des lumières de la Baie qu’elle aime tant. Cette rencontre m’a beaucoup touchée, d’abord par la découverte de l’univers artistique de Pippa, sa chaleur et ensuite parce qu’elle m’a complimentée sur ma propre peinture.  

P5060152 Relais de la Baie – 05.2017- Pippa DARBYSHIRE                                                                                                                                                                                                                                                         

Autographe Pippa DARBYSHIRE 05.2017

 

         

J’en garde un très joli souvenir, marqué de son écriture et de sa peinture

 

 

Peinture de Pippa Darbyshire 001

Peinture de Pippa DARBYSHIRE 002

Peinture de Pippa DARBYSHIRE 003

Merci Pippa !!!!!!

Hiver craquant

Aquarelle - Hiver craquant - 01.2017 - 35x54cm - Canson Montval

Aquarelle – Hiver craquant – 01.2017 – 35x54cm – Canson Montval

Matin d’hiver glacé où le froid emprisonne le moindre petit brin d’herbe, la moindre branche cassée que les pas font craquer. Mais quand tout semble figé ainsi, que le corps peine à se réchauffer, il reste parfois cette belle lumière blanche et douce qui vient adoucir la dureté du sol et emmène avec elle le regard vers le lointain, ce lointain qui s’ensoleille et donne des ailes.

Photo INM-01.2017 - promenade hivernale

Photo INM-01.2017 – promenade hivernale

Au delà des ombres

Aquarelle Au delà des ombres 28x38cm  Canson Montval

Aquarelle Au delà des ombres 28x38cm Canson Montval

Quand vient le soir, en haut des talus où rode déjà l’obscurité, il y a la lumière du jour qui avant de se retirer nous offre, magistrale, son bouquet final. Le ciel s’embrase d’un coup. On ne sait jamais tout à fait comment sera le spectacle, ni combien de temps il va durer mais il nous enflamme aussi, à coup sûr. Quand vient le soir, en haut des talus où rôde l’inquiétante obscurité, il y a quand même l’espoir lumineux d’un demain meilleur qui étreint le cœur.

Lumière

 

Aquarelle Un souffle de lumière 08.2016

Aquarelle Un souffle de lumière 08.2016

Un ciel gris, bas et nous voilà rabougris, écrasés, privés d’ailes. Et voilà que l’on se met à envier puis à jalouser les destinations lointaines et lumineuses comme si elles seules avaient le pouvoir de nous réconforter et de nous rendre heureux. Et comme nous sommes passés maîtres dans l’art et la manière d’entretenir les sentiments d’injustice et d’impuissance, il n’en faut pas davantage pour que la grisaille habite notre cœur. Mais alors, faut-il vraiment aller au bout du monde pour retrouver le sourire, le bien-être ? Il me semble que pourtant, nous avons tout, là, à nos pieds, autour de nous, pour ne laisser à la grisaille du jour que ce qu’elle a de factuel et retrouver la lumière, la vraie ( pas celle qui est vendue dans les paradis artificiels), celle qui nous fait vibrer et avancer. Parce que je suis sûre qu’elle se glisse partout, depuis un simple bonjour matinal ou un sourire croisé au hasard de notre chemin, jusqu’à la plus insignifiante fleur qui a réussi à percer le béton, sur un morceau de trottoir. A nos pieds, oui, mais finalement et avant tout, en nous. Je crois sincèrement que nous avons tous besoin de la cultiver cette belle lumière et de la partager, dans chacune des petites ou grandes choses qui animent notre vie pour que la grisaille ne fasse plus de nous des êtres éternellement frustrés et négatifs.

affiche-expo-ca-2016

affiche-expo-ca-2016

Cette aquarelle,  » Un souffle de lumière »,  fait partie de mon expo, à partir du 23 septembre prochain, au Crédit Agricole Cours Clémenceau à Alençon.

Complainte du soir

Aquarelle - A l'aube d'un jour nouveau - 06.2016 - 56x35 cm  Canson Montval

Aquarelle – A l’aube d’un jour nouveau – 06.2016 – 56×35 cm Canson Montval

Chez moi en septembre, lorsque la nuit tombe, lorsque les oiseaux se sont tus, lorsque la fraîcheur éteint les dernières chaleurs du jour, un étonnant spectacle se joue, à l’orée des bois. Si nous voulons nous en approcher, il nous faut avancer sans trop de bruit, retenir notre souffle et attendre, parfois longtemps. Puis, enfin, dans le silence de la nuit, monte un cri, puis 2, puis plusieurs, comme venus du fond des âges. C’est un cri pénétrant, troublant comme s’il avait le pouvoir de faire resurgir le souvenir de vieilles terreurs ancestrales, venues d’un âge où l’homme devait lutter pour sa survie. Et en même temps, il n’a rien d’effrayant, mais il inspire force et respect, surtout lorsqu’ il se répète en écho dans la profondeur obscure de la forêt. Pendant que les hommes s’étourdissent de bruits en tout genre, le cerf, lui, brame pour perpétuer son espèce.