Baignade

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAquarelle – 02/2014 – 30 x 40 cm  – Arches grain torchon. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Les bords de rivière sont très souvent , pour moi, source d’inspiration. Dans son éternelle déambulation, l’eau creuse son lit en se parant merveilleusement bien des couleurs qu’elle emprunte au paysage . Elle agrippe parfois au passage , tout un fatras de branchages, de feuilles . Un jour, je suis tombée par hasard devant un arbre entier venu s’échouer , la tête à demi plongée dans l’eau. Mais même mort, ce géant semblait se prélasser nonchalamment avec une grâce infinie , offrant ainsi à qui voulait bien le voir, le spectacle apaisant d’une fin tranquille.

Nébuleuse végétale

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAquarelle – 06-2013 – 31 x 23 – Moulin du Coq – grain fin – cliquer sur la photo pour l’agrandir.

Moi qui ai souvent la tête dans les nuages , j’avoue que je suis avant tout une vraie terrienne, au sens où je n’aime guère quitter le plancher des vaches , plancher verdoyant et boueux , vaches placides et normandes de préférence. Et, pourtant, c’est avec émerveillement que j’ai découvert un jour les incroyables images rapportées par le télescope spatial Hubble . Confortablement installée dans un fauteuil de la prestigieuse cité de l’Espace à Toulouse, devant un écran géant, j’ai pu m’approcher des extraordinaires nébuleuses , véritables pouponnières multicolores d’étoiles. Que dire, sinon que ce spectacle coloré et infini m’a littéralement scotchée sur mon siège tandis que je réalisais combien nous sommes petits et ridicules (avec toutes nos prétentions, nos soucis …) face à l’immensité de l’espace.
Je garde de cette rencontre un sentiment mêlé d’admiration et d’envie. Toutes ces couleurs, ces combinaisons harmonieuses qui se défont et se refont sans cesse, quel talent tout de même ! qu’à cela ne tienne, je me suis imaginée ma petite nébuleuse végétale à moi en observant de près une simple fleur de carotte…