Sur la route

Un petit matin de septembre , une brume toute blanche est venue nous surprendre. Etrange impression que celle de se sentir comme happé par cette vorace qui, au fur et à mesure de nos pas, engloutissait tout, ne laissant, devant et derrière nous, que de vagues silhouettes d’arbres …OLYMPUS DIGITAL CAMERA... On aurait dit des créatures fantomatiques informes qui grognaient à notre approche, prises au pièges de ces nappes de brouillard. Mais ce n’était que le bruit lointain d’un engin agricole. Mais ce n’était que les haies enchevêtrées où pendaient parfois de longs colliers de perles de rosée.
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Aquarelle – Sur la route – 10/2014 – 40×25 cm-Arches – grain fin – 300g/m2
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10 réflexions sur “Sur la route

  1. coucou
    c’est très beau ta brume indéfinissable………..
    mais peux-tu nous expliquer comment tu travailles pour obtenir cette brume en fond ou sur
    le chemin ou les arbres et le premier plan avant ou après ?
    merci des conseils bon dimanche mado

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    • Décryptage… avec plaisir chère Mado !

      J’ai d’abord déterminé d’où viendrait la lumière : ici: elle vient de la droite par rapport au personnage dont la position tournée vers cette lumière me permet d’accentuer cette impression. C’est donc avec cet impératif en tête que j’ai commencé à peindre après avoir dessiné sur ma feuille très sommairement les différents éléments importants.
      1- J’ai séparé ma feuille de haut en bas, en 2 tiers. Les 2 tiers du haut pour la partie supérieure brumeuse et le tiers du bas pour la route. Les pieds du personnage marquant en quelque sorte la limite entre les 2.
      2 – J’ai passé le pointillé de la route au liquide de masquage pour le réserver.
      3- J’ai fait un dégradé très doux ( « rouge anglais ») en partant du haut de la feuille jusqu’à la limite des 2 tiers en laissant quasiment le papier blanc sur le 2ème tiers ( c’est ce blanc qui exprime la brume ).
      4- J’ai travaillé le tiers du bas ( route) avec du vert (  » vert de pérylène », mon préféré ! ) en jouant aussi avec le dégradé pour marquer la différence entre la route et la berne.
      5- J’ai peint le 1er poteau à gauche, puis le 2ème un peu plus clair et le 3ème encore plus clair en soulignant la perspective. J’ai peint de la même façon le fil reliant les poteaux.
      6 – J’ai peint les végétaux au pied du 1er poteau à gauche en remontant vers le 3ème, poteau, toujours en allant vers le plus clair.
      7- Avec une brosse ( vieux pinceau acrylique) j’ai tapoté avec du vert très très délavé pour suggérer une première masse de feuillage à gauche. Avant que ce soit sec, j’ai recommencé la même opération en peignant une 2ème couche de feuillage ( avec du rouge délavé) en laissant dépasser la 1ère couche de feuillage. J’ai fait une 3ème couche de feuillage avec le vert, plus marquée que les 2 précédentes et toujours en laissant visible une partie des 2 précédentes.
      8- J’ai peint l’arbre de droite.. Son dessin très marqué et la couleur foncée font apparaître par contraste le blanc du fond, ce qui suggère et renforce la brume qui vient par derrière.
      9 – J’ai fini par le personnage foncé comme l’arbre de droite et toujours dans le même vert et j’ai enlevé le liquide de masquage.
      10- Avec un coton, j’ai estompé le pointillé sur la route et la peinture aux pieds du personnage, pour renforcer l’impression de brume qui arrive sur lui.

      Voilà, j’espère que cela répond à tes questions Mado, mais surtout, n’hésite pas à me redemander des précisions si tu en as besoin !

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  2. La brume est tellement réelle, travail encore une fois impressionnant !
    Quelle ambiance tu arrives à nous rendre ! 🙂

    Merci pour ta gentille visite sur mon blog, cela me fait bien plaisir ! 🙂

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  3. Ma chère Jobel, toi qui connais bien mon environnement, petit jeu : lieu de cette aquarelle: c’est sur la route de Colombiers , juste après le petit château sur la gauche ( j’ai enlevé le panneau de signalisation à droite) … alors, tu vois ?

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    • Oui, la pratique de l’aquarelle ( mais ce n’est pas vrai que pour l’aquarelle) demande de la concentration : il faut pouvoir s’y consacrer un moment sans risquer d’être dérangé(e). Em même temps, je crois qu’il y a moyen de procéder par étapes, si on ne dispose pas immédiatement de plusieurs heures devant soi. Et l’avantage dans ce cas, c’est que l’on peut prendre du recul sur le travail déjà réalisé !
      merci pour le compliment !

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