Moisson d’été 2

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAquarelles-Moisson d’été 2 – 07/2014-08/2014-chaque aquarelle 118x26cm sans encadrement-Arches satiné – 300g/m2 – cliquer sur la photo pour l’agrandir.

Je ne sais pas comment est votre été, le mien est détrempé. C’est le comble pour une aquarelliste …cela ne m’empêche pas de poursuivre mon moissonnage fantaisiste … quand je me promène, je finis par voir des aquarelles partout. Mes yeux capturent constamment des images, aidés par mon appareil photo qui me quitte rarement ( précieux pour ma petite mémoire) et surtout guidés par l’émotion, ou l’enthousiasme, ou un coup de coeur , enfin je ne sais pas trop, quelque chose qui n’est pas de l’ordre du rationnel en tout cas. Puis des mécanismes ( vous savez, le genre de rouages compliqués mais merveilleusement beaux qu’on trouve dans le ventre des vieilles horloges) se mettent en place et sans attendre, je peins dans ma tête.

 

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Moisson d’été 1

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAquarelles – Moisson d’été 1 a.b.c – 07/2014 – 8/2014 ( chaque aquarelle : 18x26cm sans encadrement) – Arches grain satiné 300 g/ m2.( cliquer sur la photo pour l’agrandir).

Mon été à moi se dessine aux couleurs des fleurs sauvages qui investissent les talus, les friches, toute une myriade de petites fleurs que je moissonne avec bonheur au gré de mes ballades. Et comme j’aime lier l’utile à l’agréable, une fois n’est pas coutume,  je les ai associées à mon envie de tester, chez Arches, son papier au  grain «  satiné ». J’ai donc acheté un bloc de petit format (chacune de ces aquarelles tient sur une feuille de 18×26 cm). S’aventurer sur un terrain inconnu oui, mais prudemment quand même ! Ce papier présente une surface très lisse qui m’a tout d’abord perturbée. J’utilise en effet habituellement le grain fin qui est un peu plus rugueux, voire très légèrement alvéolé chez Canson Montval. Et j’ai pu mesurer à quel point la pratique que l’on développe intègre en fait complétement le grain du papier sans que l’on en soit véritablement conscient. Sortir, même momentanément, de ses propres sentiers battus, oblige à se repositionner, à se rappeler que rien n’est jamais définitivement acquis. Au-delà des difficultés techniques, l’aquarelle me procure toujours autant de plaisir et c’est ça l’essentiel : je m’amuse, j’exulte, je tempête et j’en redemande !